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dimanche 4 septembre 2011

2010 - Lana Del Rey - Premier Opus Eponyme - Review / Chronique





A ce stade précis, Lizzy Grant aka Lana Del Rey ne fait pas seulement couler de l'encre depuis le début de l'été non, elle enflamme, embrase littéralement la toile et les magazines de musique typés hype, les titres les plus racoleurs fusent (vous remarquerez que la deuxième partie de son nom soit orthographiée Ray ou Rey, officiellement il semble que c'est Rey qui l'emporte d'après ses sites de référence)  :  Lana Del Ray, lolita incendiaire, la nouvelle Amy Winehouse?, Lana Del Ray m'effraie, Fascinante Lana del Rey, Lana Del Rey, OVNI pop cinématographique, etc. La liste des articles s'allonge de semaine en semaine sans que rien ne puisse entraver son ascension foudroyante qui au final n'est (que le plus souvent) basée sur deux ou trois vidéos virales bricolées à partir d'extraits vidéos mystérieux qui respirent la nostalgie et le désespoir.

Tout le monde a son nom en bouche et son morceau/clip Video Games en tête. Son physique d'égérie des seventies, son charisme magnétique, sa voix voluptueuse, troublante, à la fois douce et pénétrante font de  Lana Del Rey, une  artiste au potentiel certain. Elle possède désormais (presque) toutes les cartes en main pour se faire un nom sur la scène internationale, les circonstances aidant (la mort d'Amy Winehouse à combler à tous prix, la profusion d'artistes hyper talentueux - par exemple Gemma Ray joue dans la même division - sur cette scène indie mais la plupart de ceux-ci préfèrent davantage miser sur la qualité de leur oeuvre qu'investir leur image au risque de se perdre, la recherche permanente de nouveautés, caractéristique de la génération internet, etc.).

Mais que sait-on réellement de cette jeune new yorkaise de 24 ans ? Pas grand chose, mis à part qu'elle maîtrise bien son image et qu'elle s'avère énigmatique jusque dans ses interviews. Sa première passion est destinée au jazz mais ayant vécu dans le Bronx et à Brooklyn, elle s'est naturellement orientée vers le R&B et le hip pop. Repérée en 2007 par Van Wilson de  5 Points Records, elle enregistra en 2010, sous l'égide du producteur de renommée David Kahne (Regina Spektor, Paul McCartney ou encore Tony Bennett), un premier opus éponyme qui ne vit pas le jour de suite pour on ne sait quelle (obscure) raison. C'est grâce au buzz récent (et sa signature sur Interscope) qui auréole l'américaine que cette dernière voit enfin cette galette sortir... en format digital il y a quelques semaines... mieux que rien mais cela est décevant au vu de la qualité du contenu.

En effet, il représente un excellent début mais ne sera (hélas) sans doute jamais considéré comme tel. Rendons-lui justice alors ! L'album s'ouvre sur le sexy et vénéneux Kill Kill, deux minutes de pure jouissance auditive. Si l'album semble être sous l'emprise d'influences jazzy et R&B des sixties et seventies, il sonne cependant moderne dans sa pop attitude à l'image du catchy Queen Of The Gaz Station, de l'urbain Gramma ou encore l'hypnotisant électro pop minimaliste Brite Lites qui ferait malheur comme single et auprès des DJ's.  Mais Lana Del Rey possède plusieurs visages, pas seulement ceux de l'allumeuse aux allures glamour ou de l'indie pop star qu'elle semble tant souhaiter devenir. En effet, elle s'avère incroyablement émouvante et/ou touchante sur des morceaux tels que Oh Say Can You See, le torturé For K Part 2, l'acoustique et ensorcelant Pawn Shop Blues ou encore l'angélique et désenchanté Yayo.  Cerise sur le gâteau, sa facilité de composer des morceaux pop léger et chantant comme l'ébouriffant Jump et/ou le sensuel, brûlant et inquiétant Mermaid Motel achève de couper le souffle. Le résultat de l'ensemble, dramatique, nostalgique, cinématographique est tout simplement impressionnant.

Alors que beaucoup (la majorité de ceux qui ont déjà écrit sur elle) se posent encore la question sur la validité du talent de Lana Del Rey et bien je leur réponds qu'il n'est pas besoin d'aller bien loin, sur la plateforme de Virgin, il pourront se procurer cet opus et y trouveront sans doute toutes leurs réponses, les autres attendront genre octobre ou novembre (ou pire 2012) date de sortie (non encore déterminée) du prochain opus. Pour ma part, ce que j'en pense ce premier album ? C'est tout simplement superbe, rien à rajouter sauf que le simple format digital sans livret ni rien d'autre pour le mettre en relief c'est un peu tristounet mais au final ce n'est qu'un détail. Vive Lana.

Note Finale : 17/20

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Virgin et puis c'est tout pour le moment...







5 commentaires:

Fritz a dit…

Très soulagé d'apprendre qu'ily a du contenu derrière tout le flafla.

C'est malheureux mais je pense qu'on se dirige éventuellement vers des sorties uniquement digitales. C'est, l'exemple d'un album qui profiterait grandement (vu sa facture vintage) de sortir en vinyl ou au moins en CD.

madamacri a dit…

En fait cet album je l'écoute en boucle... c'est entetant... entre Des morceau entenant comme kill kill ou Brite Lines ou mermaid motel c'est toute une atmosphère.... et j'aime.

saab a dit…

cet album est envoûtant et vraiment intéressant, je suis vraiment curieuse d'entendre le nouvel opus au début 2012

arbobo a dit…

je suis totalement fan de Kill kill,
c'est quand elle vire hiphop qu'elle cesse de me convaincre, et comme son nouvel album a une production hiphop... fail.

mais je reste partisan de lui laisser sa chance sur la durée :-)

Clipper a dit…

rigolo de tomber sur ce post et ce com de Fritz 12 ans après, à l'heure où le vinyle ne s'est jamais aussi bien porté

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