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mardi 22 janvier 2008

Aurélien - chronique d'un livre romantique


Sa description :

Dans cette chronique parisienne de l'entre-deux guerres, Aragon décrit la toute nouvelle société surréaliste. Aurélien, jeune homme sensible et oisif, fréquente les salons parisiens d'avant-garde, y côtoie les poètes, les actrices, les peintres qui ne sont autres que Picabia ou Cocteau. Au sein de ce microcosme insouciant et sans entraves, un amour irrésistible mais inavoué naît entre Aurélien et Bérénice, une jeune provinciale venue à Paris pour quelques jours. Malgré la séparation, leur passion ne se démentira pas malgré le temps et la distance qui les auront transformés tous deux. Dans ce roman, c'est Aragon poète que l'on retrouve, "le fou d'Elsa" laissant sa plume courir au gré d'un lyrisme profond et sobre inspiré par l'amour (voir Les Yeux d'Elsa). Il a d'ailleurs bien volontiers reconnu la présence d'éléments autobiographiques dans son oeuvre, lui qui pourtant avouait : "L'art du roman, c'est de savoir mentir." Quel plus noble et plus délicieux mensonge que ce roman d'amour ?

Cele faisait un bout de temps depuis le livre d'Harper Lee, je suis devenue une vraie fainéante en terme de lecture de livre : quand je pense à l'époque durant laquelle je pouvais en lire un livre en un ou deux jours, c'est quasi révolu... Quoique "Cellulaire" de Stephen King, lu il y a quelques mois (déjà), a été férocement dévoré en pas moins de trois jours, il y a encore de l'espoir...

Pour revenir à Aurélien, j'étais un peu dubitative, je ne savais pas à quoi m'attendre comme type de récit ou d'écriture mais dès l'ouverture du livre je fus rassurée.
Les premières phrases du livre m'ont tout de suite interpellée : " La première fois qu’Aurélien vit Bérénice, il la trouva franchement laide. Elle lui déplut, enfin. Il n’aima pas comment elle était habillée. Une étoffe qu’il n’aurait pas choisie. Il avait des idées sur les étoffes. Une étoffe qu’il avait vue sur plusieurs femmes. Cela lui fit mal augurer de celle-ci qui portait un nom de princesse d’Orient sans avoir l’air de se considérer dans l’obligation d’avoir du goût. " et de suite j'ai voulu continuer cette leture qui au départ me semblait incertaine (j'hésitais entre plusieurs vu qu'il y en a des dizaines qui dorment sur mes étagères :().

Il m'a fallu beaucoup de temps pour le lire, plus d'un mois, mais j'en suis venue a bout avec presque un soulagement, non que le livre soit ennuyeux ou trop compliqué, non c'est plus profond que cela, cela touche là ou ça fait le plus mal, au coeur, c'est presque éprouvant mentalement, la disection des sentiments de deux êtres qui n'ont jamais pu se rejoindre.

Il va sans dire que c'est un classique de la littérature française et qu'il est incontournable de lire ce chef-d'oeuvre mais il va sans dire également que cette lecture n'est pas celle d'un divertissement mais plutôt celle de l'introspection, il y a quelque chose de si réaliste, de si profond que ce livre en est troublant... un peu comme s'il essayait de communiquer avec vous... A noter également que ce livre finit très mal... "Il n’y a pas d’amour heureux" chantait Brassens.

2 commentaires:

Elo a dit…

Je l'ai commencé très récemment,et puis j'ai fait un blocage à un moment et j'ai arrêté. J'en suis à un peu plus de la moitié. Mais j'ai envie de le finir alors je vais m'y remettre très vite!
Merci pour ton passage sur mon blog!

saab a dit…

N'hésite pas à le finir, cela vaut le coup et merci à toi...

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