Je vais faire deux choses inacceptables que la blogosphère réprouve : 1. Je rétroblogue afin de faire concorder ce post au quarantième anniversaire de la sortie du premier album éponyme et mythique de Led Zeppelin (nous somme le 13 janvier 2009 mais la date d'anniversaire est bien le 12 janvier 1969-2009). 2. Je copie ce post sur celui d'une autre : celui de ma si gentille et sympathique amie Algoma qui a consacré un post sur cet anniversaire ici.
Pourquoi une telle attitude ? 1. Parce que Led Zeppelin ce sont des dieux vivants du rock et que mis à part Pink Floyd, The Who et The Doors, personne dans l'univers du rock ne leur arrive à la cheville selon moi.
2. Parce que ce premier album d'anthologie devrait être écouté de tous.
3. Parce que cet album mérite une (ré)édition à sa démesure et je croise les doigts pour son existence prochaine avant la soi-disant fin du cd....
4. Puisqu'il faut sans cesse faire des choix, deux morceaux que j'affectionne sur cet album :
Quid du titre et de l'artiste originaux et du groupe qui le reprend ?
Update du 14 janvier 2009 :
Manu, en effet, le suspens n'a que trop duré : Sappho a gagné c'est bien le morceau Don't Stop The Music de Rihanna qui a été repris par le groupe électro/folk/pop The Bird And The Bee (avec la sublime voix d'Inara George, elle me trotte sans cesse en tête, quel malheur ;-)
Cette jeune anglaise d'origine grecque à la voix sucrée et mutine commence tout doucement à attirer l'attention des médias anglophones avec un premier extrait Worm's Head issu de son premier album The Last Laugh qui sortira en février 2009. ce morceau produit par les soins du producteur très en vogue : Danger Mouse (Gnarls Barkley, Martina Topley Bird, The Black Keys) est un petit joyau pop/folk/electro. A écouter son premier EP : Worm's Head pour découvrir l'univers particulier de la demoiselle :
Je l'ai découverte durant cette semaine et depuis je suis sous son charme. Miranda Lee Richards a fait un premier album The Herethereafter en 2001 qui constitue un mélange de pop mainstream avec une touche de psychédélisme, très agréable à l'écoute. Depuis, elle a fait beaucoup de scène et a même réussi à faire des apparitions au sein de groupes cultes tels que the Brian Jonestown Massacre et Jesus and Mary Chain. Cela n'était que justice rendue de lui permettre de faire un second opus Light Of X qui sortira début février 2009. Déjà leaké sur le net, j'ai succombé à son charme irrésistible. J'attends avec impatience d'écouter tout cela dans les meilleures conditions auditives, en attendant une nouvelle chronique à son sujet dans un peu plus d'un mois, voici quelques adresses pour la découvrir :
Il y a deux semaines lors de mon post sur la chanson Hallelujah, je n'avais pas imaginer l'engouement que cette petite chronique provoquerait ;-) mais j'avais oublié une version qui est à mon humble avis la meilleure version soul que l'on a pu faire de cette chanson et c'est la magnifique mais sous-estimé chanteuse soul Maya Azucena qui en est à l'origine :
Je n'ai pas encore disposé d'assez de temps pour parler de Maya Azucena mais je n'hésite pas à affirmer qu'elle est de la trempe des toutes grandes chanteuses de soul au même titre que la grande Jill Scott, Maya qui dispose de deux albums à son actif : Maya Who ? (2003) et Junkyard Jewel (2007) dont je parlerai très prochainement. Elle avait repris en version folk/soul/acoustique Hallelujah sur son deuxième opus, un vrai moment de plénitude à son écoute.
Je vous ai crié par deux fois mon amour immodéré pour l'artiste Sofia Talvik, ce post sera bel et bien le troisième pour vous rappeler à son bon souvenir. Il ya deux bons mois, j'ai commandé l'ensemble de ses trois albums : Blue Moon (2005), Street Of Dreams (2007) et Jonestown (2008) et depuis la réception de sa discographie, je me délecte de chaque chanson issue de ces trois opus. J'ai décidé aujourd'hui de chroniqué le dernier opus en date Jonestown sorti fin août 2008, afin de vous donner une image de son univers musical la plus récente. Plus que jamais, je suis sous le charme de cette jeune auteur/compositrice/interprète et productrice (tous ses albums sont sortis sous son propre label : Makakimusic, chapeau bas), sa magnifique voix éthéré et cristalline renferme une sensibilité à fleur de peau qui se décline sous les adjectifs suivants : simplicité, douceur, tendresse. Et si je suis toujours très enthousiaste pour chaque artiste que je chronique, j'ai rarement été victime (consentante) d'un charme aussi puissant venant de la part d'une artiste.
Jonestown est différent de ces prédécesseurs : plus sophistiqué, mélodique, concis et direct, Sofia passe à la vitesse supérieure afin de se faire un nom sur la scène musicale qui héberge déjà pléthore de jeunes folkeuses toutes plus talentueuses les unes que les autres. Sous l'égide du talentueux artisan Tobias Fröberg (Ane Brun, Theresa Andersson, etc.), cet album concept comme le dit si bien Pheldwyn, retrace les émotions vécues par les habitants de Jonestwon (en référence à la ville où s'est déroulé le suicide collectif au sein d'une secte dans les années 70's). A Summer Pass est le morceau qui m'a permis de connaître Sofia Talvik, à chaque écoute, je retombe sous le charme de ce single intemporel : ce morceau pop divinement accrocheur et imparable. Un joyau qui met en évidence sa sublime voix sur fond d'arrangements pop/synthétiques. Dans le même registre en plus intimiste et intense, My James Dean, autre très grand highlight de l'album, qui évoque le mythe de la légende, est mélodiquement sublime. Elle met toujours en évidence la finesse, l'élégance et la subtilité de l'interprétation de Sofia plus enchanteresse que jamais. At The End renoue davantage avec l'univers musical habituel de Sofia : arrangements folk avec cordes à l'appui, cette belle ballade envoûtante est une cure de jouvence pour les oreilles en souffrance. Sur un registre éthéré au possible, la ballade vaporeuse Diamonds ne peut vous laisser insensible. Sublime, à écouter absolument.
Plus simple et intimiste, Something Good In Me touche de par le message personnel de Sofia. Autre chanson incontournable, Burning Fields est une ballade revendicatrice sur fond d'arrangements fluides et luxuriants. Un petit chef d'oeuvre délicieux. Chanson folk Arms And Armour, se révèle aussi efficace qu'émouvante au fil des écoutes, une perle tendre et subtile à l'image de l'écriture. Le doucement burlesque Clown éblouit de par ses élégants arrangements musicaux et vocaux. Un bijou. Dans un registre plus émouvant, Lower Case Letters pourrait briser plus d'un coeur. Profondément tendre et soyeux, ce morceau met en lumière l'infinie douceur de la voix de Sofia. Difficile de faire plus angélique. Alors que presque toutes les chansons de cet album ont fait l'objet d'une adoration sans borne, c'est le tour à ce moment précis à Summer Ended Yesterday de hanter mes oreilles. Ce single très catchy dans sa forme possède une sensibilité rare et de magnifiques arrangements. Sous le charme définitivement. Morceau acoustique et mélancolique Prove Me Wrong mise sur une émotion intimiste superbement réussie. L'émotion est à son paroxysme avec la piste de clôture Jonestown : plus sombre, sobre et émouvant que toutes les autres pistes de l'album. Une fin de toute beauté à la fois sérieuse et douce.
Lumineuse, généreuse, irradiant sur tous les morceaux et aidée par la production luxuriante de Tobie Fröberg, Sofia Talvilk s'affirme plus que jamais comme une artiste indispensable sur la scène musicale. On pourrait croire que c'est une artiste de plus, mais Sofia a ce petit plus, ce charme fou qui fait en sorte qu'on ne voit plus qu'elle. Un superbe album pop/folk qui est indispensable à l'écoute pour les amateurs de belles voix et de jolies atmosphères. Un de mes albums préférés de 2008.
Etant donné que la dyptique Under the Munka Moon sortie en 2004 et 2006 est constituée de collaborations avec divers artistes, de remixes, de prestations Live et de reprise, My Favourite Letters reste bel et bien le premier album de matériel neuf sorti par Alice Russell. Pour ceux qui l'ignorent encore (vraiment ?) Alice Russell est tout simplement la meilleure chanteuse soul britannique en activité (désolée pour Amy Winehouse et Joss Stone mais il faut admettre la vérité : Alice se concentre davantage sur ses prestations scéniques et l'écriture que sur sa médiatisation). Alter ego de l'américaine volcanique Sharon Jones, Alice possède une voix extraordinaire taillée pour devenir une prétendante plus que probable d'Aretha Franklin. Que ce soit sur les morceaux énergiques ou les downtempo, Alice est capable de mettre beaucoup de nuances et de subtilités dans ses interprétations, ce qui est loin d'être le cas de la majorité des chanteuses capable d'envoyer les notes.
Alice Russell est, surtout et avant tout, reconnue pour être une interprète Live stupéfiante et ses collaborations explosives avec le Quantic Soul Orchestra, The Bamboos et Nostagia 77 (la reprise mémorable de 7 Nation Army, un must à écouter chez Peppersounds, ici) entre autres. Mais qu'en est-il de ce premier album fruit d'une collaboration avec le bidouilleur de génie TM Juke ? Et bien, My Favourite Letters constitue avec le premier album Frank d'Amy Winehouseet McKay de Stephanie McKay, des pierres angulaires de la soul britannique moderne. Ce qui caractérise cet album est son éclectisme : soul, funk, électro, jazz, hip hop, lounge, gospel, une kierelle de sons et de couleurs envahissent les oreilles de l'auditeur. Un bonheur indiscible pour les amoureux (non frileux) de soul.
Malgré la diversité des sons, la cohérence de l'album est absolumment parfaite. Le tout s'imbrique comme un ensemble naturel et à priori, il est compliqué de détaillé les 12 bijoux qui composent cet opus car ce sont toutes des pièces exceptionnelles. Cependant, j'ai craqué particulièrement sur le mélange urbain et latino de Humankind, l'attachant, ludique et funny électro Mean To Me, A Fly In The Hand qui mêle avec le plus grand bonheur hip hop et soul, l'apogée de l'album, le petit chef d'oeuvre jazzy/louge/trip hop To Know This, le downtempo piano/voix I'm Just Here, les diablements funky Munkaroo et All Over Know et les sublimement soulful et jazzy High Up On The Hook et Mirror Mirror On The Wolf. Bref, les trois quarts de l'album si non son entièreté sont des must à écouter de toute urgence si cela n'a déjà été fait.
Un album diversifié, riche, complexe, subtil produit par de main de maître par TM Juke et incroyablement interprété et écrit par Alice Russell. Pour les amoureux de soul, il est incontournable. Un petit chef d'oeuvre trop méconnu.
Cela a clairement du lui faire mal au coeur ce succès d'Amy Winehouse, pourquoi elle et pas moi ? Bien sûr, c'est une pure invention de ma part, mais n'étant même pas pourvue d'un égo très développé, à sa place je me serais posé la question. En effet, Alice, la seule solution était de faire ta provocante, là tu es trop sage, tu te concentres de trop sur ta musique, fallait virer au crac et étaler ta vie et tes angoisses au grand public pour le rassurer de sa normalité. Tu les fais pas rêver... ou cauchemarder. Fermant la porte au label d'excellente qualité Tru Thoughts, Alice décide par elle même (mais toujours à l'aide de son compère indispensable TM Juke) de faire l'album dont elle a toujours rêver secrètement : un album de soul classique avec instrumentation et mélodies plus évidentes que sur son premier fantastique album.
Plus chaleureux, organique et énergique que le premier album mais moins innovant, Alice Russell nous offre un deuxième album absolument divin, qui se déguste amoureusement. Turn And Turn est une tuerie soul, difficile de se retenir de l'envie de faire quelques pas de danse litigieux pour mon cas. Alice fait revivre le meilleur de la soul music de Stax ou d'Atlantic avec brio. Dans le même ordre Two Steps est un mid tempo endiablé et sexy qui donne l'envie intuitive de claper dans les mains. Déjà des classiques de la soul. La bombe instrumentale et vocale de Living The Life of a Dreamer suit de très près. Jouissif. On en redemande encore et toujours. Plus doux et sensuel Let Us Be Loving joue dans la cour d'une Jill Scott, sublime. Attention aux oreilles, à ne pas rater l'une des nombreuses bombes de l'album : Got Hunger : au départ on peut être déconcerté par le découpage un peu saccadé de la chanson mais très rapidement ce morceau s'impose comme une track indispensable de l'album.
Lights Went Out débute sur des violons, sur une note cabaret jazz plutôt inhabituelle dans l'univers d'Alice. Ce morceau détonnant et audacieux procure une dose de plaisir incontournable. On l'attendait au tournant avec cette reprise de Crazy. Et le moins que l'on puisse dire c'est que les frissons vont vous envahir dès les premières notes : à la fois gospel et symphonique, ce morceau est tout particulièrement intense, dramatique et superbement réinterprété. Pour la première fois, je peux dire que le génial Cee-Lo a trouvé une interprète de taille pour se mesurer à lui, c'est trop rare pour ne pas le souligner. On retombe sur terre avec le funky Hesitate qui redemande à notre corps de bouger incessamment. J'adore ce morceau superbement construit. Universe renoue un peu avec la veine jazzy/lounge des débuts d'Alice. C'est toujours avec un plaisir évident de réécouter ce type de morceau. Plus lent et soulful, Hurry On Now est taillé pour un slow enflammé. Le classieux, simple mais efficace All Alone clôture l'album.
Un deuxième album plus classique dans sa forme mais toujours transcendé par l'interprétation vocale vertigineuse d'Alice et l'impeccable production de TM Juke qui n'étouffe jamais la voix d'Alice. Non seulement c'est de la belle oeuvre mais c'est l'un des meilleurs albums soul de 2008. Par conséquent, indispensable à l'écoute et acquisition.