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mardi 15 septembre 2009

2009 - Sugarplum Fairies - Chinese Leftovers - Reviews - Chronique d'une charmante rencontre





J'ai eu un très joli coup de coeur pour Sugarplum Fairies ce duo américain qui navigue dans les douces eaux hantées de l'americana, de la folk psychédélique et de la dream pop. Vous l'aurez sans doute compris si vous avez mis la playslist en route au même moment de lire ma chronique que la recette de leur musique n'est ni neuve ni originale : Mazzy Star, Belle and Sebastian, Lee Hazlewood, etc. sont déjà passés et fait sans doute mieux. Pourtant l'alchimie entre les deux protagonistes : Silvia Ryder qui possède une voix soyeuse, sensuelle et le musicien Ben Bohm est parfaite à tous points de vue. Si parfaite que l'on se prend au jeu et que l'on fait plus que simplement apprécier d'écouter cet album, on s'y attache. Chinese Leftovers sorti en cette prolifique année 2009 est (déjà) le quatrième album du groupe et je suis relativement étonnée du constat suivant : je suis la première sur le web francophone à évoquer l'existence de ce groupe.

Groupe indispensable ou non, leur musique langoureuse et mélancolique vaut la découverte. A Story introduit l'album avec charme et délicatesse. Le son est chaleureux et enlevé, la voix de Silvia délicieuse, superbe. La reprise des Ronettes (Spector) I Wish I Never Saw The Sunshine ne révolutionnera pas l'original mais son côté paresseux donne un cachet onctueux à la reprise. Charmant. Head Or Tail est l'un des highlight de l'album, une douce complainte de country alternatif qui reste longtemps en tête. Sublime. First Rate Show est un morceau plus enjoué, richement orchestré tandis que Westside retombre dans une ambiance plus sobre et intimiste faisant ressortir le caractère voluptueux de la voix de Silvia. I Hate Sundays sonne plus rock, plus énergique que les autres pistes, le résultat est sympathique mais transparent. L'envoûtant et simple Smile par contre rattrape le coche avec Ben au chant principal. Mercy continue sur une note chaleureuse de ravir nos oreilles tandis qu'il cède la place au grand highlight de l'album Hold On qui pourrait ne pas être totalement inconnus aux amateurs de la série Grey's Anatomy. Cette ballade lumineuse est une petite merveille. Quelques notes de Chinese Leftovers me font furieusement penser à True de Spandau Ballet (voilà ce qui arrive quand on grandit avec une maman fan du groupe). Peut-être que cela n'est qu'une fausse impression mais cela ne doit pas gâcher l'écoute de ce joli morceau en apesanteur. L'album se clôture sur une piste acoustique : l'exquis Polaroid.

Album très agréable à l'écoute, une belle découverte.

Note Finale : 15,5/20

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Sugarplum Fairies - Chinese Leftovers

lundi 14 septembre 2009

2009 - Marit Bergman - The Tear Collector - Reviews - Chronique d'une artiste pop aventureuse





Album Bonus :


En avril de cette année, je vous avais présenté de façon sommaire mon coup de coeur pour Marit Bergman. Princesse de l'indie pop de la scène suédoise depuis plusieurs années, elle a eu un parcours mouvementé : trois albums depuis 2002 mais à plusieurs reprises, la demoiselle a décidé d'arrêter la musique mais à chaque fois s'est ravisée pour mon plus grand plaisir car son quatrième opus sorti début d'année le dantesque (14 chansons + un album bonus de 8 titres) The Tear Collector est son album le plus ambitieux et réussi à ce jour. La musique de Marit est assez personnelle et unique en son genre pour se donner la peine d'y prêter attention : une voix qui évoque Gwen Stefani en plus acidulée mais les comparaisons s'arrêtent là car la suédoise possède un univers pop beaucoup plus riche, dense et profond. Comme une toute grande, Marit a produit et réalisé cette énorme galette sans l'aide de personne (hormis les musiciens pour donner forme à l'univers à la fois fantaisiste et sombre de Marit et de quelques invités vocaux prestigieux).

Je vais vous avouer quelque chose : il faut du temps et de la patience pour découvrir et aimer cette double galette. Au début de sa découverte, je me rattachais beaucoup aux morceaux les plus accrocheurs tels que les incroyables I Followed Him Around, Snow On The 10Th Of May, Bang, Bang, Carry Me Home et Out Of The Piers. Ces morceaux représentent la crème de la pop actuelle : des compositions pleine de peps, des refrains très catchy, une production luxuriante (qui rappelle le son de Broadway) et des paroles intelligentes. J'avais par contre davantage de mal à rencontrer la Marit plus posée, plus mature, plus sombre. Et c'est là qu'intervient le facteur patience. Au fil des écoutes, j'ai appris à apprécier, aimer et finalement être touchée. Tony et In The Morning (avec sa touche jazzy supplémentaire) en sont les parfaits exemples : des chansons piano-voix à l'ambiance nordique : des cordes froides et tristes, des paroles mélancoliques, deux perles qui s'insinuent durablement dans les écoutilles.

Ensuite il y a deux ovnis de l'album qui constituent mes chansons préférées : le sublissime dance et poétique Stay 'Til It's Over (qui accueille dans les background vocaux deux de mes artistes préférés : Jens Lekman et Frida Hyvönen) et surtout The Emperor (qui inclut dans les guest vocaux Larkin Grimm, Jens Lekman et Frida Hyvönen), ce dernier est morceau grandiloquent : she's definitely the emperor ! D'ailleurs, je suis à peu près sûre de l'influence notable de Jens sur ce morceau qui lui ressemble beaucoup de par son coté décalé et second degré. Sans oublier la piste de clôture de la première galette l'émouvant Travelling Companion sur laquelle Marit partage la vedette avec la sublime Frida. Très classe. La seconde galette bonus possède également d'excellents moments : la version acoustique du très énergique Out Of The Piers qui prend un détour plus doux moins acéré que la version originale. Le motownien 300 Slow Days In A Row avec en featuring Tityo qui est un ajout indispensable, 1985 une pop song très sympa, I Though I Would Be Older By Now qui est une piste acoustique permettant de découvrir une Marit plus simple et nature. All I Ask Of The Morning renoue de façon fort élégante avec le son baroque insufflé de par son côté piano-voix et We're Not Gonna Take This et son featuring avec Gary Olson nous emmène encore dans de nouveaux territoires américains cette fois-ci sur cette belle country folk song.

Beaucoup d'audace sur cet album éclatant qui mêle beaucoup de genres musicaux. Marit reste sans aucun doute l'une des artistes les plus originales et douées de son pays.

Note Finale : A+

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Marit Bergman - The Tear Collector





dimanche 13 septembre 2009

Découverte - Amely Amberson - Une voix soul/folk


Peu de renseignements (outre son parcours musical résumé ici) circulent à propos de cette nouvelle venue sur la scène musicale Amely Amberson mais sa découverte chez Daniel de LSF ne m'a pas laissée de marbre, loin de là. Son timbre de voix chaud, profond et caressant est un baume pour les oreilles en ce dimanche bruineux. J'ai hâte d'en savoir davantage sur la demoiselle.

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Amely Amberson

vendredi 11 septembre 2009

Personnel - Un Jour Spécial - Thunderstruck



Parce que c'est un jour spécial pour toi et que tu as finalement réussi - je ne sais par quel miracle - à me faire aimer ton morceau préféré d'AC/DC le tonitruant Thunderstruck ! Pour me lecteurs, afin de ne pas vous léser dans l'affaire, je propose une version méconnaissable de ce morceau par l'excellent groupe suédois Hellsongs !

jeudi 10 septembre 2009

2009 - CéU - Vagarosa - Reviews - Chronique d'une artiste magnétique





Si CéU signifie en portugais le ciel et le paradis ce n'est pas pour rien. Répondant au doux mais long nom de Maria do Céu Whitaker Poças, j'avais pourtant raté ma première rencontre avec l'artiste brésilienne. C'est en général ce qui arrive quand on écoute distraitement quelques extraits de son premier opus Eponyme sorti en 2005 sans que la petite étincelle ne s'allume de suite. Je devais sans doute être mal lunée car comment objectivement ne pas aimer la musique de CéU ? Comment résister à la sensualité envoûtante et légèrement glacée de sa voix, à l'électro/lounge de sa musique parfumée de rythme brésilien ou reggae ? Je vous répond tout de suite : ce n'est pas possible ! En ré-écoutant son premier album, j'ai été frappée par la grâce et l'originalité de sa musique. Certes, ce n'est pas neuf, nous avons eu droit à Bebel Giberto ou encore Cibelle mais je dois avouer que ces dernières m'ont davantage ennuyée que fait vibrer, question de goût sans doute. Avec CéU, j'ai vraiment l'impression d'être en face d'une toute grande artiste pas simplement de world music mais de musique avec un grand M.

Si son premier album Eponyme l'a intronisée comme l'une des plus belles découvertes de 2006, Vagarosa son second opus sorti pendant l'été au Canada mais qui n'a hélas pas encore de date de sortie dans nos contrées devrait sans difficultés confirmer tout le bien que la presse pensait d'elle. Sur cette deuxième galette, la musique de CéU semble plus aboutie et mature : le mix de sonorités venant d'Amérique latine et de musiques telles que le jazz, le trip hop et l'électro s'avère un mariage très réussi. Dans son écoute intégrale, l'album est merveille, le dépaysement est au rendez-vous : les plages de sable fin sous un soleil couchant semblent nous faire de l'oeil alors que l'automne semble poindre son nez, cet album est un puissant reminder : sa solarité et sa sensualité sont autant de sortilèges pour les oreilles qui en redemandant encore et toujours. J'ai été ensorcelée tout l'été par ce brillant opus que je vous conseille avidement d'écouter en entier mais vraiment si vous avez un problème de timing : les saveurs trip hop de Cangote et reggae de Comadi sont des must, l'hypnotisant Bubuia une de mes chansons favorites de l'album, le psychédélique Nascente vous offrira un trip inédit, Cordão da Insônia et Rosa Menina Rosa constituent aussi des mets de choix d'une rare grâce et intensité.

Sombre, doux, intense, mêlant musique organique et électronique, cet album saura séduire les défenseurs de musique pointue et le plus grand public. La sirène brésilienne à la voix en soie s'avère définitivement une artiste de plus en plus incontournable.

Note Finale : A++

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Sur son label Six Degrees Records

Cd Wow (magasin en ligne chez lequel, je me suis procuré la galette)




mercredi 9 septembre 2009

2009 - Florence + The Machine - Lungs - Reviews - Chronique d'une bombe anatomique




Découvrez la playlist Florence + The Machine de lajouve


Plus que la hype qui la prédestinait à rester un produit du net (j'en avait parlé ici il y a de cela plusieurs mois sans vraiment croire à une vraie suite à ma rencontre musicale avec la belle rousse), Florence Welsh s'est imposée durant ces derniers mois comme l'une des plus belles découvertes 2009. Je ne sais pas pourquoi j'ai douté un instant car la voix de Florence vaut à elle seule le détour, cette fille possède vraiment un organe hors pair terriblement expressif et maîtrisé : sa voix subtile et puissante est une merveille, une attraction irrésistible pour atteindre le septième ciel. Alors que le Mercury Prize vient de lui filer injustement sous le nez, au profit de Speech Debelle, j'ai décidé de vous parler de Lungs le premier album de Florence et son groupe de musiciens The Machine. Habituellement, je ne suis pas très fan de ce genre d'album qui allie pop/rock avec quelques touches de folk, soul ou d'électro, les albums qui claquent c'est mon style uniquement le temps d'un été. Et pourtant Lungs n'est pas près de sortir de mon i-pod.

Quand je parle de pop/rock, attention, je veux sortir des sentiers battus et ultra clichés du genre Kate Perry, Avril lavigne et autre donzelles dépourvues de talent. Non, ici, Florence mêle musique populaire avec mysticisme et envolées lyriques et musicales inégalées dans leur genre, on peut évoquer pour les comparaisons hasardeuses Bat For Lashes avec l'énergie en plus et le côté sombre en moins ou encore Kate Bush cependant Florence arrive à faire sa propre recette musicale des plus réussies. Dogs Days Are Over Now est le premier titre par lequel, j'ai fait la connaissance avec l'artiste, ce titre est toujours aussi vivifiant, excitant et revigorant après plusieurs mois d'existence. D'entrée, Florence montre une belle énergie vocale, difficile de ne pas être conquis. Ce morceau qui vogue entre pop et folk éthéré est l'un des meilleurs single de l'année. Rabbit Heart (Raise It Up) est incontestablement mon coup de coeur absolu. Ce single qui me suit tous les jours depuis sa sortie est devenu ma drogue légale. Je ne suis pas partie en vacance cette année mais Florence m'a fait voyagé de la plus belle des façons sur cette song virevoltante en crescendo. Un petit chef d'oeuvre. L'artiste nous garde en haleine avec l'excellent I'm Not Calling You A Liar. Enchantement est le seul terme qui me vient à l'esprit pour décrire cette jolie ballade folk. On revient vers un style plus nerveux avec l'incroyable Howl, cette chanson au rythme endiablé possède une belle fulgurance.

A priori Kiss With A Fist pouvait être la seule chanson que je n'aimais pas de façon ouverte : le son noisy si vous ne l'avez pas remarqué c'est pas trop mon style sauf si cela s'appelle The White Stripes ou The Black Keys ;-) mais finalement cela passe très bien, c'est bien foutu et cela s'écoute avec plaisir. Girl With One Eye est un autre des highlight très nombreux qui se trouvent sur l'album. cette ballade bluesy dépouillée possède une belle intensité, Florence insuffle à l'aide de ses musiciens une belle soul à ce titre. Drumming Song est son nouveau single en rotation et possède toutes les qualités pour devenir un hit. Une rythmique entêtante, un refrain hypnotisant, c'est de l'excellent boulot. Between Two Lungs nous laisse le temps de reprendre nos esprit sur une note plus calme et posée, cela fait du bien car en plus c'est de la belle oeuvre. Mais rapidement Cosmic Love ravive la flamme avec ses percussions, son style épique bordé d'un léger mysticisme, cela fait songer à Bat For Lashes ou même à Coldplay, c'est très agréable à l'oreille, un futur single imparable ! Plus étonnant, le groove fluide de My Boy Builds Coffins démontre un aspect plus doux et gracieux du chant de Florence. Un bijou. Hurricane Drunk continue sur une note plus chaude, on peut y déceler une note plus soul. Cette chanson au refrain addictif est une merveille. Blinding de nouveau flirte avec un instrumental baroque procure un aspect mystérieux à la musique de Florence. Le résultat et envoûtant mais c'est à You've Got The Love de clôturer l'album sur une note énergique et prenante.

Miracle ! Un album ouvertement pop/rock qui est un sans faute. Au programme : des compositions solides, une écriture inspirée, des refrains mémorables, et surtout une voix et quelle voix : celle de la bouillonante Florence Welsh !

 
Note Finale : 16/20
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Florence + The Machine - Lungs (Deluxe Version)



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