Pages

mardi 15 décembre 2009

2009 - Ingela - All These Choices - Review - Chronique d'une artiste qui irradie dans la mélancolie douce amère



All These Choices by Sabrine Carrein on Grooveshark

A la recherche d'une nouvelle sensation jazz/soul ? Pourquoi ne pas se tourner vers la Suède ? Ingela Jansson est une jeune artiste auteur/compositeur et guitariste qui a travaillé entre autre sur le sublime morceau Tell Me First issu de l'album Heal My Violence de ma chouchoute Dear Euphoria. Ses influences variées vont de Rickie Lee Jones à la samba brésilienne ce qui rend assez intéressant l'écoute de son premier album sorti il y a peu : All These Choices. J'ai été de suite subjuguée par son magnifique filet de voix : fragile, aérien, très doux, une caresse pour les oreilles malmenées. De plus, Ingela a su créer un univers musical doux amer aux saveurs jazzy/folk prépondérantes additionnées d'une touche latine.

When I Just Want You débute sur un rythmique samba très cool, étrangement statique et chaleureuse qui contraste par la sobriété des paroles. Aussi exotique que sublime. Don't Give Me Up est davantage mélancolique et éthéré, le refrain de ce morceau folk traditionnel est particulièrement magnifique. Highlight en vue. Cette chanson est l'une de mes préférées. Ambiance étrange et très subtile qui confine presque au trip hop light sur Talking Eyes. Un bijou éclatant. Un zeste de jazz façon big band/lounge vient égayer l'atmosphère sur le vivifiant et envoûtant Life Goes On. Le cabaret jazz urbain de Misery Maker s'avère rapidement addictif (j'ai presque l'impression d'entendre un de mes groupes préférés Room Eleven). L'acoustique Black Pepper Song est sans doute la plus belle chanson de l'album : une ambiance ensorcelante, le temps s'est arrêté le temps de la durée de ce morceau acoustique. Je n'avais plus été sous le charme d'une artiste jazzy depuis sans doute Melody Gardot ! In A Strong Woman Shoes irradie avec son instrumental qui flirte allègrement avec les rythmes latins. All These Choices renoue avec le côté folk mélancolique sur lequel Ingela fait des merveilles. A écouter d'urgence. Sun Came est une piste jazzy aérienne sensuelle et captivante. Somptueux. Your Words clôture sur une note jazzy feutrée désenchantée, simply gorgeous.

Un premier album étonnamment rafraîchissant, abouti et mature. Certains morceaux tels que Black Pepper Song sonnent comme des futurs classiques. Un must de 2009.
Note Finale : 17/20
Site Officiel

MySpace

Facebook
Où se procurer cette perle ?
Cdon.eu

Bengans
Ginza

Kudos Records

Soul Seduction

Ingela - All These Choices



2009 - Mari Persen - Premier Opus Eponyme - Review - Chronique d'un album qui nous transporte dans d'autres mondes en d'autres temps






Il est toujours extrêmement flatteur de trouver par le plus simple des hasards des artistes comme Mari Persen. Jeune, belle, talentueuse, cette norvégienne de formation classique (elle joue du violon et sa spécialité est dans l'arrangement des cordes) fait déjà partie d'un groupe The Royalties et d'ailleurs c'est le leader du groupe en question Tommy Haltbakk qui co-produit avec Mari Persen le premier album solo Eponyme de la principale intéressée sorti fin septembre 2009 en Norvège. Beaucoup de choses me plaisent chez la belle blonde, d'abord, le premier contact avec sa voix : chaleureuse, juvénile, espiègle, un charme fou un peu désuet à l'image de son univers musical particulièrement bien trouvé et fantaisiste : un kaléidoscope qui regroupe des genres musicaux divers et variés : cabaret pop, de lounge easy listening et de bossa nova. Le programme est osé mais le résultat plus que réussi. En effet, ce mélange de styles musicaux peut facilement devenir lourd, indigeste ou tomber dans la facilité, il n'en est rien dans le cadre de cet album. L'opus est ambitieux, l'atmosphère riche des références - allant des comédies musicales de Disney aux films aux ambiances sophistiquées et légères des années folles des 30's - est excentrique et enchanteur sans nonobster les textes à la fois romantiques et piquants. Bref un pur délice pour les oreilles.

All In One débute l'album sur une ballade posée très classe au charme suranné des plus exquis. Un bijou. Plus fort encore, Sweetheart fait rimer fraîcheur avec enthousiasme. Cette petite merveille enlevée a le don de donner des ailes à son écoute. Criminal semble nous plonger dans une atmosphère de polar mystérieux et sexy avec son rythme particulièrement soutenu. Excellent et détonnant. Restant sur un ton à la fois rapide, décalé et angélique, Cool About séduit avec une facilité déconcertante. On est vraiment immerger dans les belles ambiances proposées. Après une effusion de sons lounge, les acoustiques Melody et surtout So offrent des petits moments magiques emprunts de douceur et d'émotions. Midnight est un morceau plus sombre qui bénéficie toujours de très beaux arrangements de cordes subtils. Une perle. Ambiance à la fois plus légère et orchestrée sur le merveilleux Leo qui remémore les comédies musicales de Broadway. La touche de disco/rock de I'm Gonna Get You est très bien pensée pour ce morceau , sans doute l'un des plus envoûtants de l'album (et l'un de mes préférés). Moment de dépaysement avec le moelleux et harmonieux Bonnie Michelle. Une magnifique sérénade. On termine sur une note magistrale avec Oh My Soul. Une ballade mélancolique et théâtral qui procure de beaux frissons.

Un premier album solo aux ambiances et arrangements originaux et réussis qui met en évidence le talent d'interprète et de musicienne de la craquante Mari Persen. A écouter et savourer.


Note Finale : 16/20

MySpace

Où Acheter son album ?

Cdon

Par Paypal (lien copié sur son MySpace)


Mari Persen - Mari Persen

lundi 14 décembre 2009

2009 - Nolwenn Leroy - Le Cheshire Cat & Moi - Review - Chronique d'une artiste désormais voluptueuse



Découvrez la playlist Le Cheshire Cat Et Moi avec Nolwenn Leroy


Si vous me permettez Nolwenn Leroy, je vous tutoierai dans le cadre de cette chronique qui s'adresse certes à mes lecteurs mais également à vous dans le cas de figure où vous me lieriez. Le vouvoiement étant un peu trop solennel à mon goût pour cause de dévergondage récent ;-) Je suis tombée en émoi dès la première note que tu as balancée lors de la très pénible seconde saison de la Star Académie en 2002 (au final, il y en a t' il eu une seule qui ne l'était pas ?) ta voix précise, puissante et délicieusement surannée a percé mon coeur, tu es sans doute la seule avec Julien Doré à m'avoir vraiment touchée suite au visionnage de centaines d'heures inutiles de télé réalité musicale. Certains de mes lecteurs vont sans doute se demander : Mais pourquoi parler d'elle ? Parce que les coups de foudre ne se décident pas. Je te trouve sublime physiquement et vocalement Nolwenn, tu possèdes une grâce et une classe incroyables et même si tes détracteurs sont nombreux, le seul défaut que je pouvais t'attribuer était que pendant de nombreuses années tu t'es trop écoutée vocalement, nous sentions toujours que tu voulais trouver la note précise pour être la plus parfaite possible sans nous laisser deviner tes failles les plus profondes.

Ton premier album Nolwenn sorti en 2003 relève de la variété pure, de l'artillerie lourde qui laisse songeur, je l'ai écouté, j'en suis sortie à peine vivante mais j'ai continué à croire en toi et ton potentiel énorme. J'ai eu raison, tu as remis le couvert avec comme réalisateur un Laurent Voulzy (déjà présent sur la track Suivre Une Etoile de son premier opus) en très grande forme sur Histoires Naturelles (2005), j'ai vraiment beaucoup aimé cet album assez naïf mais original et frais (je n'ai pas fini de fredonner Nolwenn Ohwo, Le Rêve des Filles et J'aimais Tant l'aimer). Confirmation de ce nouveau tournant musical avec l'excellent Live : Histoires Naturelles Tour (Olympia 2006) que j'ai osé chroniqué déjà ici. Pour ce troisième album Le Cheshire Cat et moi (sorti 4 ans après ton dernier opus studio) tu as voulu changer résolument de cap en mettant sur pied un projet acoustique (en partie en anglais, langue dans laquelle tu t'es toujours montrée à l'aise) qui mette en évidence les subtilités de ta voix ; tu as trouvé en l'artiste Teitur (artiste pop/rock qui vient des îles Féroé au Danemark), un excellent réalisateur de tes désirs mais pas seulement. D'autres artistes comme les co-auteurs Jonatha Brooke, Michelle Featherstone ou encore Ruth Wall, le harpise de Goldfrapp et Nico Mulhy (arrangeurs de cordes pour Antony and The Johnsons, etc.) t'ont tous prêté main forte (et un belle crédibilité) afin de donner le plus bel aspect esthétique possible à ton album.

Je dois tout de même être honnête : j'ai eu quelques sueurs avant de découvrir et d'adhérer totalement à ton nouvel univers fantasque (même si toujours relativement sage) d'une Alice qui ne se trouve plus vraiment aux pays des merveilles. Cependant, le premier single très rafraichissant Faut-il, Faut-il Pas ? ne m'a pas vraiment préparée aux volutes sensuelles de l'ensemble de l'album. Ta voix est à peine reconnaissable sur l'intro de Le Cheshire Cat, j'ai bien vérifié si l'album dans mon lecteur c'était bien le bon. Ensuite, j'ai écouté le reste du morceau consciencieusement. Pop de chambre dreamy, cette ouverture est absolument savoureuse et raffinée, que de belles cordes également qui chatoient mes oreilles. Un pur moment de ravissement. Faut-il, Faut-il Pas ? semble être le dernier prolongement possible avec Histoires Naturelles de par l'usage de sifflements ludiques et de son rythme entraînant. Et puis, ta voix semble si délicate, fraîche et légère, tout ce que j'aime. Un bijou de pop française. L'ambiance ludique semble retombée avec la charmante ballade mélancolique Mademoiselle De La Gamelle. La forêt de Brocéliande ne semble plus si lointaine. Qu'il est plaisant de t'écouter en anglais, la pop soul de Feel Good, ma première chanson favorite de l'album est une merveille de douceur et de suavité. Peut être encore plus fort, la pop alternative de Cauchemar reste sans doute ma chanson préférée. A la fois sombre (dans ses versets) et lumineuse dans son refrain, un morceau à écouter d'urgence. Valse Au Sommet est une lullaby enchanteresse comme j'ai souvent souhaité que tu chantes. Que du bonheur à l'écoute de ta voix. Et que dire du très sensuel Parfaitement Insaisissable capable même de plaire à tes détracteurs. L'instrumental est sublime de même que ta voix vectrice d'émotions sincères avec la maturité. L'envoûtement persiste de la plus charmante façon avec le vaporeux You get Me. Textile Schizophrénie est légèrement plus enlevé que les pistes précédente avec une Nolwenn jouant davantage sur les aigus. La naïveté et la douce mélancolie de Amis de Jours de Pluie en font une oeuvre très attachante et attendrissante. Très féminin et élégant. Safe & Sound clôture l'album sur une lullaby aérienne somptueuse.

Un troisième album studio, une réussite totale pour ce nouvel univers musical feutré et très élégant. A noter, la production et les arrangements de cordes sont superbes et la voix de Nolwenn toute en subtilité et raffinement. Tu vois Nolwenn, je t'apprécie tant que j'ai acheté la version avec les deux bonus tracks le pop vintage sixties Ici C'est Moi Qui Commande et le bel acoustique Aucune Idée. Je ne les regrette pas mes 5 euros supplémentaires.

Note Finale : 16/20

Site Officiel

MySpace

Où Acheter cet album ?

Fnac


Nolwenn Leroy - Le Cheshire cat & moi (Version morceaux en prime)

2009 - Norah Jones - The Fall - Review - Chronique d'une charmeuse inconditionnelle



En écoute sur Deezer

Je ne sais pas ce qu'il me prend aujourd'hui, je sais en connaissance de cause que l'artiste ne me lira jamais, il y a tant de chroniqueurs en tous les genres qui parle d'elle en bien et (surtout) en mal mais j'ai envie de lui adresser personnellement cette chronique. For you, Norah Jones. Je t'ai découvert à la fin de mes études universitaires en 2002 avec ton fameux premier album Come Away With Me. A l'époque tu te doutes bien que je n'avais pas trop le temps de t'écouter trop occupée à cavaler pour assister aux séances de stages et à faire d'inombrables fautes d'orthographe dans mon mémoire de fin d'année. J'ai acheté ton album par automatisme, il était à demi prix dans une grande surface (prise d'une folie acheteuse qui n'a jamais pris fin depuis lors) car quelques semaines avant, j'avais visionné une pub pour ton album Come Away With Me avec en extrait le cotonneux titre Eponyme. Avec le recul, ce fut un investissement judicieux (contrairement aux dizaines d'autres de l'époque que j'ai revendu ou jeter dans un carton avec honte...).

J'ai pris le temps de l'écouter ce premier album et les suivants également. On qualifie ta musique d'easy listening et je comprends, c'est si agréable d'écouter ta voix de velours, possédant une force tranquille incroyable, qui semble être sans conséquence pour beaucoup. Pas sur moi. Je suis sous ton joug depuis le premier jour, tu pourrais chanter le bottin que je te continuerai à t'écouter avec un amour inconditionnel. J'avoue tout de même que j'ai légèrement moins apprécier Feels Like Home et ton projet The Little Willies qui sonnent un peu plus country bien qu'ils soient pourvus des belles qualités évidentes (je les possède tout de même et les écoute avec une béate admiration). J'ai donc attendu près de cinq ans depuis ton premier opus pour avoir l'album idéal entre mes mains Not Too Late que j'ai trouvé calme et charmant au possible.

Ce nouvel et quatrième opus The Fall sorti il y a un mois marque sans aucun doute, non une révolution (et pourquoi en faudrait-il une, tiens donc ? Je me pose des questions sur les personnes qui n'aiment pas Norah mais n'arrêtent pas de dire qu'un changement lui ferait du bien), mais un changement considérable, tu as délaissé tes collaborateurs de longue date pour en épouser de nouveaux : le producteur Jacquire King (Kings Of Leon, Tom Waits), à l'écriture de certains titres : Ryan Adams ou Will Sheff (Okkervil River) ou encore la présence de l'artiste d'exception qu'est le guitariste Marc Ribot, tu as su rassembler une nouvelle équipe pour amener du sang frais à un genre musical qui peut tourner rapidement en rond. Fini les échappées belles dans le country ou le cabaret jazz pop pour The Fall. Ta "chute" tant attendue s'avère un bilan pop/rock le plus sombre et aventureux de ta vie. Tu es vraiment triste et rageuse sur certains morceaux et cela se ressent pour notre plus grand plaisir coupable, bien entendu.

J'ai eu presque le choc de l'année en découvrant les saveurs pop/rock/soul aux douces effluves sensuelles de Chasing Pirates. Un sublime titre orgasmique et addictif. Le chaleureux et angélique Even Though est un pur bijou aux choeurs aphrodisiaques. Une pincée d'americana et de rugosité viennent se faufiler sur le crépusculaire Light As Feather, grand highlight de l'album. Le nerveux Young Blood vient titiller le folk/rock alternatif. Tu ne lâches rien sur ce titre et arrive même à maintenir une tension tout au long de cet excellent morceau. Ambiance feutrée de rigueur sur le dreamy et magnifique I Wouldn't Need. Tu y mets de belles fêlures. Heartbreaking. A l'image du vent qui précède la tempête, l'envoûtant et sombre Waiting s'avère une perle folk. Cette tempête est en réalité It's Gonna Be. Dotée de basses lourdes, cette song qui sort vraiment de ta norme discographique est un morceau de power pop étonnant et rapidement addictif. Par contre, retour au claccisisme, avec la poigne et l'intensité en plus, sur les brillants You've Ruined Me et Back To Manathan. Stuck m'a procuré de joli frissons en revenant dans le registre du folk/rock alternatif tandis que la somptueuse lullaby December adoucit considérablement l'atmosphère. Le blues rebel de Tell Yer Mama est l'un des tous grands titres de l'album : à écouter absolument tandis que l'anecdotique mais ô combien juste et amusant Man Of The Hour clôt l'album sur une note intimiste savoureuse.

Bravo Norah, tu grandis artistiquement, cet album, le moins lisse de ta discographie est un petit bijou. A noter que pour toi, j'ai gentillement acheter la version deluxe qui vaut surtout le détour pour les excellentes cover live de Jesus, etc. (Wilco), Cry Cry Cry (Johnny Cash) et de Strangers (The Kinks).

Note Finale : 17/20

Site Officiel

MySpace

Où Acheter ?

Her Store

Cdwow


vendredi 11 décembre 2009

With Music In My Mind a 2 ans tout rond ce 11 décembre 2009 - Merci + Concours + Facebook


- C'était il y a deux ans jour pour jour que WMIMM a vu le jour. Je ne sais même plus pour quelles raisons, je trouvais certainement que l'on ne parlait pas assez de Richard Hawley ou de Paula Frazer à mon goût ou pour me faire remarquer telle une enfant qui demande de l'attention. Finalement, cela n'a que peu d'importance par rapport au bilan que je puis dresser : près de 600 articles en deux ans, des centaines de commentaires (sans compter les autres centaines de commentaires que vous n'avez pas eu le temps d'écrire ;-) de vous tous mes fidèles lecteurs, des dizaines de milliers de lecteurs par an, des découvertes musicales qui ont révolutionné et affûté mes goûts, des contacts avec des artistes plus que généreux, je suis plus qu'enthousiasmée par ce bilan. MERCI



- Pour "fêter" l'anniversaire de WMIMM, je vous propose exceptionnellement de gagner un exemplaire encore sous blister du dernier album non moins exceptionnel Coquette de Katy Carr. Le concours prend effet aujourd'hui 11 décembre et se termine dans une semaine soit le 20 décembre à minuit. Tirage au sort à "l'aveugle" le matin du lundi 21 décembre + envoi immédiat de l'album dans l'espoir mince mais réel que vous le receviez pour le 26 ou 27 décembre, un cadeau de fin d'année très spécial.



- Pour terminer, sachez que désormais la plupart des coups de coeur du jour sont sur la page Facebook de WMIMM, je vous invite vraiment à vous y abonner car le site/blog WMIMM sera (presque uniquement) consacré aux chroniques d'albums afin de mettre un peu d'ordre et de rester dans une ligne éditoriale cohérente.


PS : dernier jour pour participer au concours concernant l'album Ashbury Apples de Pernilla Andersson. Vous pouvez vous faire une idée de la demoiselle en lisant et écoutant ma chronique ici. N'hésitez pas à me faire part de votre participation à sdgreef@hotmail.com. Bonne chance à tous !

jeudi 10 décembre 2009

2009 - Katy Carr (& The Aviators) - Coquette - Review - Chronique d'un album à la nostagie féerique



Coquette by Sabine De Greef on Grooveshark
L'Angleterre nous gâte en cette fin d'année musicale. Après l'incroyable et inattendue découverte de Gabby Young, je vous propose de découvrir sans plus attendre la grande artiste qu'est déjà Katy Carr. Cette demoiselle établie à Londres est une artiste le plus souvent accompagnée de son groupe The Aviators. Elle a créé son propre label Deluce Recording qui lui a permis de sorti deux albums : Screwing Lies (2001) et Passion Play (2003) extrêmement prometteurs prédécesseurs de Coquette son troisième opus. J'ai eu un énorme coup de foudre pour sa musique. Quand j'ai écouté pour la première fois Coquette, j'étais en plein rêve : un son léger et limpide, superbement arrangé et travaillé, original, de nombreux genres musicaux s'entremêlaient de la façon la plus gracieuse possible : folk, pop de chambre, cabaret jazz, etc. pour le plus grand plaisir de mes oreilles. Kathy Carr possède également le genre de voix que j'affectionne tout particulièrement : d'une subtilité, finesse, pureté et beauté absolues, capable de transmettre des émotions intenses et profondes.

Mais la musique et la voix de Katy ne se limitent pas à être des enchantements, non Coquette est en réalité un album concept qui tourne autour de la Deuxième Guerre Mondiale. C'est pour le moins original et inspiré. Ses textes sont des histoires concernant les femmes et hommes confrontés au drame humain provoqué par la guerre et rend indirectement un hommage poignant aux icônes glamour de l'époque telles que : Katharine Hepburn, Ginger Rogers, Vera Lynn et Gracie Fields. 30 secondes de recueillement avec l'introduction éthéré de Star Song pour se plonger et se noyer avec l'aérien et vaporeux Sparkle. Somptueux et foncièrement envoûtant. Berliner Ring qui évoque Marlene Dietrich bloquée à Berlin au tout début de la guerre. Un hymne extrêmement énergique et vivant d'une grande perfection mélodique. Ce petit chef d'oeuvre jazzy/pop est très addictif. Le léger et élégant Erotic Days possède un côté burlesque savoureux et sensuel cependant il ne prépare pas au délicieux choc provoqué par la magie du morceau chanté en français Violetta. Tant de grâce et de douceur sont presque insoutenables.

Butterfly
est une pure merveille de mélancolie et de sobriété qui déploie sa beauté en crescendo. Nous voulons définitivement nous aussi nous envoler avec la musique de Katy. Le côté mélodramatique Orchidophile met plus que jamais en évidence la pureté de la voix de Katy, le résultat est aussi fascinant que troublant.Kommander's Car relate l'histoire de quatre hommes qui se sont enfuis d'Auschwitz, l'artiste a même rencontré le dernier survivant de cette épopée : Kazimierz Piechowski. Un petit chef d'oeuvre de pop de chambre rythmé ensorcelant. Belladonna est un sommet concernant le travail de l'instrumental : époustouflant. Ambiance funèbre de circonstance pour l'intense et solennel Army. The White Cliffs raconte le suicide d'une femme après avoir appris la nouvelle de la mort de son mari aviateur. Pour adoucir les propos relativement dramatiques, le côté décalé de la musique est mis en évidence. Un petit bijou. Sleepyhead prend des airs de lullaby des plus ravissantes et paradisiaques pour clôturer d'une fort charmante l'album.

Beware ! Masterpiece in sight !

Note Finale : 20/20

Site Officiel

MySpace

Facebook

Les articles sur Wears The Trousers sur l'élaboration et l'histoire de son album : ici, ici, ici et ici.

Où Acheter cette merveille ?

Play.com

Amazon


Katy Carr - Coquette




mercredi 9 décembre 2009

2009 - Sarah MacDougall - Across the Atlantic - Review - Chronique d'une artiste folk/country réjouissante






Il n'est pas si aisé de trouver un bon album de folk/country/americana qui ne tombe pas dans les clichés associés à ces genres. La suédoise expatriée au Canada Sarah MacDougall est LA découverte de folk/country alternatif de cette fin d'année, tout simplement. Elle possède la voix enchanteresse d'un ange déchu, la profondeur de Lucinda Williams, la maturité d'une Joan Baez et la fraîcheur ainsi que la spontanéité associées à son jeune âge. Cette auteur/compositeur/productrice et guitariste a tout pour elle. Across The Atlantic est le deuxième Lp de la jolie demoiselle qui fait suite à son déjà très prometteur premier album Headed for the hills (2005) et au Ep I don't want to be alone anymore (2008). Sa musique est à la fois légère et sérieuse, lumineuse et poignante, en résumé, c'est une vraie belle expérience de découvrir et d'écouter Across The Atlantic.

Ballad Of Sherri débute sur un son mono acoustique qui fait songer à une démo prise sur le vif pour finalement prendre son envol sur un rythme échevelé. Le refrain plus mélancolique est absolument sublime. Une ouverture idéale. La beauté de la ballade folk/country Ramblin' prend à la gorge. Un morceau très émouvant qui sonne comme un classique des années 70's. Plus chaleureux et joyeux le dansant Cry Wolf est un petit bijou country comme on aimerait davantage en écouter. Mélodiquement parfait une fois de plus. Across The Atlantic invite au voyage au travers de cette jolie ballade reposante, simple et magnifiquement chantée par Sarah. I've Got Your Back est une de ces flamboyantes torch songs dont seuls les américains ont le secret décrypté par Sarah. Sur une note plus légère et décalée, Hundred Dollar Bills est une douceur burlesque subtile et élégante. Accélération de tempo notable sur le bijou qu'est Biggest Mistake. Le heartbreaking I've Got Sorrow continue dans la lignée amorcée des sublimes ballades par le morceau Ramblin'. Crow's Lament résume parfaitement l'univers de Sarah : un morceau country équilibré qui peut plaire à un public peu attiré parce genre musical particulier. Un tour de force. La clôture se fait de la plus belle manière par le biais d'une splendide ballade habitée : Goodbye Juliet.

Premier album sorti de façon officielle, Across The Sky impressionne de part la maturité de sa créatrice. Époustouflant.

Note Finale: 16/20

Site Officiel

MySpace

Où Acheter son Album ?

Son Store

Cdbaby




LinkWithin

Related Posts with Thumbnails