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jeudi 14 mai 2009

2006 / 2009 - Jenny Wilson - Love and Youth / Hardships! - Reviews - Chronique d'une artiste fantasmagorique






Non, je vous en supplie, ne passez pas votre chemin. Je sais cette jaquette de cd peut paraître spéciale voir horrible mais elle n'est pas du tout représentative de cette merveille pop. Cette belle et grande suédoise a tout d'abord fondé un groupe First Floor Power qui a connu un certain succès d'estime à travers deux albums studio. Ensuite, Jenny Wilson s'engage sur une voie solo et se retrouve rapidement signée sur Rabid Records (la masion de disques du groupe culte The Knife). Son premier album paraît en 2006 et se nomme Love and Youth un titre représentatif des valeurs ultimes prônées dans notre société de plus en plus superficielle. Quand on tourne la cover du livret qui accompagne le cd, nous pouvons lire : "Maybe We Are Young, But That Doesn't Make Us Last Long !" parce que cette fille en a dans la caboche.

En premier lieu, sa musique électro/soul (ses influences ultimes point de vue rythmique sont Timbaland et Missy Elliott)/pop/disco est particulièrement fraîche et originale, cela fait maintenant près de 3 ans que j'écoute cet album et c'est toujours un bonheur de le redécouvrir. Ensuite, sa voix est interpellante, pas vraiment le coup de foudre de prime abord, elle est peut être trop spéciale. Cependant, et rapidement, on remarque que l'on ne peut plus se passer de cette voix un peut trop haute, un peu trop aigüe voire stridente et on fini même au constat suivant : c'est une grande voix capable de donner autant dans la puissance que dans la nuance. Et puis, les textes sont aussi smart que soignés ce qui n'est pas un point négligeable. Jenny Wilson représente un peu l'équivalent continental de Roisin Murphy. Bref, une artiste indispensable de découvrir même si sa musique mérite plusieurs lectures pour vraiment faire apprécier son univers musical unique en son genre.

Crazy Summer ouvre l'album sur une ambiance un peu mystique, il utilise les cordes de la pop psyché et du gospel, le tout agrémenté de quelques notes d'harpe enchanteresse. Sublime et excitant. Summertime - The Roughest Time, premier single de l'album, est une pure tuerie : vibe 80's, entre pop acoustique et disco (les arrangements sont sublimes), cette pépite déjantée, au fil des écoute, rend l'auditeur complètement addicted. Let My Shoes Lead Me Forward et sa rythmique façon Outkast (bon Andre 3000 pour être plus précise) représente également un single de premier choix. Très entêtant et foldingue, c'est un bijou rare que l'on entendra jamais sur les FM. Those Winters renoue avec l'ambiance particulière de l'introduction Crazy Summer. Cette chanson très sombre est d'une beauté à couper le souffle. Tout est excellent : le fond sonore un peu psychédélique, la mélancolie et la nostalgie qui se dégagent de ce titre et puis l'interprétation de Jenny très sobre et intense.

Bitter ? No, I just Love To Complain est un mid-tempo atypique caractérisé par un refrain très catchy. Ce morceau électro-pop démontre une fois de plus le génie de l'artiste. Plus calme mais toujours habité par une certaine tension, Would I Play With My Band ? constitue un excellent morceau aux paroles inspirées. Titre majeur de l'album le titre Eponyme de l'album Love and Youth marrie parfaitement les arrangements sophistiqués avec la guitare acoustique en avant plan. Énorme pour cette fausse ballade. A Hesitating Cloud of Despair est une délicieuse comptine sur les amours adolescentes douce-amère tandis que Love Ain't Just A Four Letters Words est plus théâtrale, elle semble tout droit sorti d'une comédie musicale. Une pièce magistrale. Premier morceau acoustique intégral Common Around Here met en évidence le potentiel émotionnel généré par la voix de Jenny. Une ballade magnifique. Le rythme redevient plus soutenu sur Hey, What's The Matter ? Le son vogue toujours entre le moderne et le rétro avec beaucoup d'inventivité. Blacony Smoker clôture sur belle et étrange une note de poésie noire.

Un album exceptionnel, entre poésie et kitsh de bon goût, minimalisme (l'ambiance est assez acousitque sans l'être dans les faits) et sophistication, Jenny Wilson est capable de beaucoup de choses et son imaginaire semble ne souffrir d'aucunes limites. Un premier album qui se révèle déjà comme un must pour la pop music.

Note Finale : 18/20





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Je n'étais pas du tout au courant que Jenny Wilson sortait une suite au mirifique premier essai Love and Youth. Fin février 2009, j'ai eu la surprise de voir son tout nouvel album Hardships! leaké sur le net. J'ai pris rapidement peur : pourrait-il surpasser ou simplement égaler son premier album ? Après l'avoir téléchargé puis acheté, je suis arrivée à cette conclusion : c'est encore meilleur ! Oui et non, en fait cet album est plus accessible et direct tout en conservant une qualité musicale irréprochable. Je le qualifie même de premier vrai album soul de l'année 2009 car s'il n'est pas à proprement dit "soul" il l'est dans sa conception. Plus que jamais, Timbaland - et autre producteurs en vogue sur la scène musicale américaine - semble être devenu une référence musicale pour la prêtresse du R'n'B suédois qui délaisse un peu le disco sur cette seconde galette. Mais cela n'est jamais outrancier ou vulgaire. Non, Jenny Wilson a tendance à recycler ce qui est devenu du plomb depuis 2006 (les dernières productions de Timbo et en général tout ce qui sort actuellement sur la scène R'nB grand public) en or et a réussi à écrire des textes inspirés sur des rythmiques associées au hip hop.

Le premier exemple est démontré avec The Path, ce morceau hip pop qui bénéficie d'arrangements jazzy sur les refrains est une petite tuerie. Une introduction géniale. De même, Like A Fading Rainbow possède une intrumentation réminiscente à l'orient (un peu comme Timbo) reste dans le domaine de la tuerie R&B/pop. Ce morceau très catchy, très bien construit est une pépite qui pourrait faire malheur sur les dance floors si le bon goût était devenue une de leur qualité. Clattering Hoves relève davantage de la pop démonstrative. Bruits et notes de synthé enfantins, rythmique irrésistible, un morceau incroyable. Wooden Arms est la pistequi a été choisie pour faire la promotion de l'album. Ce n'est pas pour rien, c'est le morceau le plus banger de l'album. Exceptionnelle, cette piste est typiquement le genre de morceau que ne sont plus capable de générer les producteurs américains. Elle, Jenny, elle fait toute seule comme une grande avec élégance et subitilité. Toute en délicatesse et en cordes, la ballade poétique Porcelain Castle est vraiment poignante. Une perle.

Anchor Made Of Gold constitue également une petite pépite de pop baroque et lyrique qui donne la banane. Cet hymne à la liberté est incontournable. Bad Waters est (finalement à l'image de beaucoup d'autres) un de mes morceaux préférés. Ce mid tempo très accrocheur de par son refrain restera encore longtemps en mémoire après son écoute. D'ailleurs, on peut également constater le même phénomène sur Only Here For The Fight. Le refrain mené tambour battant rend ce morceau indispensable à l'écoute. Avec toujours ce petit grain de folie ajouté par Jenny dont je ne peux plus me passer. Les réussites s'enchaînent indéfiniment : le piquant voir cinglant hip popien Pass Me The Salt est essentiel. Un petit chef d'oeuvre. Motherhood est un petit interlude a cappella magnifique mais le déluré Hardships qui avec ses accents de pop grandiloquente nous séduisent immédiatement. Excellent. La toute fin de l'album se déroule dans la douceur et l'émotion : la ballade We Had Everything, à la fois profonde et émouvante, procure des frissons et Strings Of Grass qui clôture sur un down tempo R'n'B aérien. Impresionnant.

Cet opus définitivement sophistiqué constitue l'un de mes préférés si je fais le bilan de la demi-année musicale de 2009. Quand je le mets sur mon lecteur cd, je sais à quel moment cela commence et jamais quand il finit. En réalité, il est peut être celui que j'aime le plus écouter car il à la fois accessible et pointu. De plus, il n'est pas difficile d'affirmer que Jenny Wilson est une artiste rare et impressionnante : auteur/compositeur/interprète, sa voix particulière porte loin tout comme sa musique délirante.

Note Finale : 18/20

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Pour toutes informations supplémentaires sur l'actualité de Jenny Wilson sur son label Playground Music, c'est ici.

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Jenny Wilson - Hardships!



6 commentaires:

clara a dit…

Dis-nous, où peut-on l'acheter? Rien sur Amazon ni Cd Baby... Des pistes?

clara a dit…

euh c'est bon j'ai trouvé, y'a un lien sur son Myspace...
C'est terrible, j'aime beaucoup!

clara a dit…

Le lien marche pas... Donc je redemande, quelqu'un sait où trouver le CD "hardships!"?
Voilà, j'arrête de truster les commentaires...

saab a dit…

Salut Clara,

Je pense que tu résides en France, le seul endroit où j'ai trouvé et acheté les deux cd's c'est sur e-bay, j'ai mis un lien récapitulatif chez les vendeurs étrangers

http://musique-cd.shop.ebay.fr/items/Musique-CD-Vinyles__jenny-wilson_W0QQLHQ5fAvailToZ71QQ_sacatZ11233?_trksid=p3286.m63.l1177

J'ai acheté Harships chez le vendeur norvégien( Ranger rocks), essaie de lui soumettre une offre à dix livres, il a accetpé pour moi.

J'espère t'avoir aidé et maintenant Deezer remarche, tu peux les écouter tranquillement. De plus, je comprends ton enthousiasme, c'est simple je suis accro.

@+

Daniel a dit…

Elle me fait penser à Claire Diterzi (c'est peut être un peu tiré par les cheveux, mais c'est à elle que j'ai pensé presque tout de suite) en anglais et avec la soul en plus. Je ne sais pas si tu connais cette étrange française qui a composé la BO de Requiem For Billy the Kid, et sorti des albums étonnant et intéressant.

Dam a dit…

La première vidéo est véritablement géniale, mais étrangement même si on voit qu'elle a un max de talent, je suis pas plus émerveillé que ça.

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