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samedi 29 mai 2010

2010 - José James - Blackmagic - Review - Chronique du jazzman costumé en soulover magnifique








Découvrez la playlist Blackmagic avec Jose James


Depuis la parution de The Dreamer en 2008, le premier Lp de José James, je brûlais déjà littéralement d'impatience de connaître la suite de ses aventures musicales un peu trop vite annoncée pour la fin 2009. Celui qui reste à mes yeux l'une des plus importantes découvertes vocales des années 2000's, s'est, en effet, fait attendre avec la sortie de Blackmagic qui a n'a rejoint les bacs qu'en février 2010. Ce second essai se démarque à plusieurs titres de son premier album qu'est le petit chef d'oeuvre The Dreamer. Alors que le premier restait, malgré sa touche hip hop, dans les sentiers battus du jazz vocal moderne les plus excitants qui soient, le second ouvre les portes pour José James vers une reconnaissance du monde de la soul plus général, lequel ne pourra faire que s'incliner devant celui qui représente le seul à être capable de détrôner les rois de la soul que sont Maxwell ou encore D'Angelo.

Que dire de Blackmagic ? Dès la première écoute, j'ai été bluffée par sa production urbaine et définitivement moderne (meci à Flying Lotus, DJ Mitsu, Alex Bilowitz, etc. pour leur contribution), par son groove sensuel et noir, sa douceur et chaleur nocturnes ainsi que par les vocalises incroyablement soyeuses et veloutées de José James qui endose à la perfection le costume de soulover dans la veine de Marvin Gaye et Leon Ware, deux icônes qui l'ont inspiré lors de la création de Blackmagic. Cet album est certainement l'album de 2010 que j'ai,, à ce jour le plus écouté et peut être aimé. J'ai rarement été aussi comblée par une oeuvre de soul/jazz music dans le sens où elle représente tout ce que j'aime dans ce domaine musical : épurée, entêtante, sensuelle, sobre et sophistiquée. José James a mis la barre très haute, une fois de plus, et n'est pas loin d'avoir créé un second chef d'oeuvre même si au final, seul le temps pourra vraiment éclaircir le cas de cet artiste venu de nulle part et qui embrase par son talent la soul music depuis peu.

Code ouvre l'album sur une note enchanteresse et sexy. Un morceau soul/lounge low tempo onctueux qui fond instantanément à l'oreille. Une pépite terriblement hypnotique. Tempo relevé sur le jazzy urbain Touch qui séduit de par ses arrangements easy listening hyper classieux et l'omniprésence du piano. Excellent. L'atmosphérique Lay You Down qui est une pure merveille de sophistication donne l'envie irrémédiable de faire des songes les plus sensuels tandis que Promise In Love lève un voile chaleureux sur la musique de José James qui semble prendre des couleurs hip hop plus cosy et lumineuses. Atmosphère plus inquiétante sur le fantastique et claustrophobe Warrior qui donne un échantillonage, au travers de cet exercice free jazz, de l'ambition artistique élevée de José James. Le lover fait place à l'innovateur. Retour à des atmosphères aussi célestes que sensuelles sur Made For Love. Une splendeur entêtante et foncièrement addictive. Save Your Love et The Greater Good renouent avec une ligne musicale plus simple et organique. Savoureux. Blackmagic est le morceau que j'apprécie peut être le plus sur cet album. Un petit chef d'oeuvre down tempo nocturne et brûlant. Je suis complètement accro à ce morceau. A écouter absolument. Après tant de moments d'extase, je pensais sérieusmeent que l'album ne pourrait davantage me séduire, j'avais tort car Detroit Loveletter possède un swing à la Stevie Wonder du plus bel effet. Un morceau charnel divin. Love Conversation est un duo délicieusement charmant partagé avec la très talentueuse et prometteuse Jordana de Lovely une collaboration fructueuse qui sera en prolongé par le romantique et magnifique Beauty. No Tellin' (I Need You) et The Light clôturent l'album sur une note purement jazzy du plus bel effet. C'est doux, aérien, délicat, intelligent, en un mot magistral.

Un second album plus électique moin homogène mais plus aventureux et excitant. Un petit chef d'oeuvre de soul music. Un must absolu de 2010.

Note Finale : 19/20

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José James - Blackmagic











2 commentaires:

dr frankNfurter a dit…

Je tempérerais un peu l'enthousiasme, mais effectivement une bonne surprise, plus aventureux et plus urbain que le premier qui était certes classieux mais aussi trop classique (étonnamment d'autres justement lui reproche cette évolution...)

Fritz a dit…

C'est rare que je trippe voix d'homme mais celle là!!! wow!!!

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