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mercredi 8 octobre 2008

2008 - Fleet Foxes - Premier Lp Eponyme - Reviews - Chronique d'une musique céleste

Tracklisting :
01. Sun It Rises


02. White Winter Hymnal


03. Ragged Wood
04. Tiger Mountain Peasant Song


05. Quiet Houses
06. He Doesn't Know Why


07. Heard Them Stirring
08. Your Protector


09. Meadowlarks
10. Blue Ridge Mountains


11. Oliver James

L'année passée, ce groupe composé de 5 américains, avait déjà quelque peu défrayé la blogosphère avec leur premier EP : Giant Sun que j'ai apprécié sans plus. Mais cette année, leur premier LP Fleet Foxes est sorti il y a quelques mois et depuis on ne dit que du bien de ce groupe submergé par la hype attitude. D'habitude, je suis très loin d'aimer à proprement ce qui est hype et encore moins cette musique estampillée indie rock machin chose toute faite pour la middle class qui se la joue intello. Pourtant après avoir succombé au charme irrésistible de Shearwater et de Bon Iver, voici que je suis prise dans les filets de Fleet Foxes.

Tout d'abord comment ne pas évoquer le fait qu'en guise d'artwork pour leur cover de cd, ils ont choisi un tableau : "Les Proverbes Flamands" oeuvre d'un de mes peintres préférés : Brueghel (réalisée un an après La Chute d'Icare qui reste ma peinture de chevet, je me souviens encore avoir fait un exposé à son sujet en matière de français). Outre l'aspect graphique, le plus important est d'évoquer leur musique. Contrairement à ce que l'on pense à la première écoute de l'album ce n'est pas aisé de qualifier le genre de cet album : néo-folk, une musique baroque, pastorale qui possède un lien de parenté avec le revival du folk médiéval avec en prime une touche rustique et psychédélique au service de la musique de Fleet Foxes qui nous emmène droit au paradis du son. Robin Pecknold - le chanteur principal - possède une voix douce mais puissante, extrêmement flatteuse à l'oreille, elle possède un petit côté 70's. Ses autres compères l'accompagnent au chant et donnent un aspect musique de cathédrale transcendant. Le résultat point de vue des voix est somptueux. Sans oublier les arrangements (le choix des instruments, etc.) qui sont tout simplement à se rouler par terre si vous m'excusez l'expression.

Dès Sun It Rises, on se sent transporté dans une autre époque, du folk psychédélique lumineux et électrique. Une ouverture grandiose. Winter Hymnal Hymnal est la fameuse chanson, cet hymne débute a cappella avant de se parer d'arrangements fouillés qui font penser à un hymne intemporel. Sublime. Ragged Wood accélère le tempo ayant pour résultat d'amener un rythme enjoué, plus vivant à l'album. Grandiloquent, superbe. Tiger Mountain Peasant Song, première chanson réellement sobre, une ballade, est un chef d'oeuvre qui donne des frissons. A écouter absolument. Quiet Houses nous inonde de voix et d'instruments de musique qui s'accordent avec une fluidité désarçonnante afin de donner ce son devenu spécifique de ce groupe, superbe. He Doesn't Know Why, autre petit chef d'oeuvre de l'album, me fait vibrer à chaque écoute tant le résultat est magnifique, une musique que l'on savourerait volontiers sur la plage au coin d'un feu de camp.

Heard Them Stirring aux accents médiéval/celte est un instrumental revigorant et envoûtant, sa courte durée fait rapidement place à Your Protector, autre highlight de l'album, cette ballade entraînante et intemporelle est d'une beauté à couper le souffle, d'un lyrisme à toute épreuve. Géant. Meadowlarks, ballade acoustique, fini les arrangements mirobolants, place à l'intimiste et à l'émotion pure. Sublime. Blue Bridge Mountains, de nouveau petit chef d'oeuvre que cela en devient presque énervant, évoque en arrière plan l'Asie, est somptueux, parcouru d'une ambiance douce mais entraînante et lumineuse. Oliver James clôture presque a cappella cet album. Simple et douce, une merveille remplie d'émotions.

100/100 : je suis devenue baba de ces 5 barbus, ils insufflent une vie, une effervescence nouvelle à un genre musical souvent qui mise sur la sobriété et la mélancolie. Ici, pas question de s'endormir mais plutôt de se laisser happer, bercer sous cette avalanche de voix, d'arrangements musicaux riches et somptueux. L'émotion vous gagne rapidement, et l'attachement à cet album se fait irrémédiablement sans que vous demandiez quoi que ce soit. Si vous désirez découvrir l'un des meilleurs albums de cette année 2008, c'est par ici que vous devrez passer que cela plaise ou non. Moi, je suis conquise alors que cela n'est pas nécessairement mon style musical préféré.

White Winter Hymnal :


He Doesn't Know Why :


Blue Ridge Mountains (Live) :

4 commentaires:

Pascalinou a dit…

j'adore fleet foxes

j'avais râté leur concert au bota, mais ça ne se produira pas une deuxième fois :-)

Mais non hein, t'es photos sont très bien aussi...la seule différence est que j'utilise des films dia. a donne un rendu spécial. (j'en ai mis d'autres hier soir)

Erwan a dit…

"D'habitude, je suis très loin d'aimer à proprement ce qui est hype et encore moins cette musique estampillée indie rock machin chose toute faite pour la middle class qui se la joue intello. Pourtant après avoir succombé au charme irrésistible de Shearwater et de Bon Iver, voici que je suis prise dans les filets de Fleet Foxes."

Ah merde moi aussi je fais partie de la middle class intello alors! ;-)

Michael a dit…

J'adore FLEET FOXES !!!

Raph a dit…

... un coup de cœur que nous partageons... tu vas bien toi?

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