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dimanche 19 septembre 2010

2010 - Joy Kills Sorrow - Darkness Sure Becomes This City - Review / Chronique - Un quintet en apesanteur




C'est simple, je ne me souviens plus de ma dernière chronique consacrée à un artiste de bluegrass, attention je ne tiens pas à vous faire peur. Je sais qu'il ne s'agit pas d'un style musical ou plutôt d'une branche de la country particulièrement appréciée dans nos contrées européennes. Les américains Alison Krauss & Union Station en sont les plus grands représentants à l'heure actuelle, ce qu'ils font n'est pas mal du tout grâce avant tout à leur chanteuse qui n'est ni plus ni moins l'une des plus grandes voix de ce bas monde. Je peux également citer Sierra Hull ou encore Sarah Jarosz pour la toute nouvelle génération (entendons-nous celle des jeunes femmes de moins de 20 ans). Entre les deux, il existe quelques artistes exceptionnels signés, entre autres, sur le label indépendant Signature Sounds (qui s'est spécialisé dans le domaine folk/country alternatif et bluegrass) et dont fait partie le groupe Joy Kills Sorrow. Ce quintet formé d'Emma Beaton au chant, Jacob Jolliff à la mandoline, Matt Arcara à la guitare, Wes Corbett au banjo et de Bridget Kearney à la basse représente pas moins l'un des band de folk/bluegrass à découvrir en priorité même pour l'auditeur lambda qui n'apprécie pas plus que cela la musique country.

Après avoir sorti un premier album Eponyme en 2006, le groupe est de retour quatre ans plus tard avec un second effort au titre assez révélateur de l'ambiance de l'album : Darkness Sure Become This City apparu dans les bacs en début 2010. Et c'est avec un plaisir immense que cet album rempli la tache délicate de faire apprécier le style bluegrass car le petit orchestre acoustique à cordes apporte un léger souffle de modernité plutôt rafraîchissant. Ne se limitant pas au sens strict à la musique country, le quintet déploie un vrai talent de virtuose dans les arrangements de cordes qui sont de toute beauté afin de nous introduire dans leur univers musical qui s'étend du folk au jazz. Si l'album se divise de façon binaire entre morceaux mid/up tempo et ballades, l'album ne cesse de surprendre grâce, comme cité plus haut, aux quatuor de cordes qui renouvellent sans cesse le plaisir de les entendre s'harmoniser et de s'entrecroiser de façon parfaite mais c'est également en raison de la richesse de leurs compositions melodieuses et au final de la fabuleuse voix de la canadienne Emma Beaton. Une voix souple capable d'imiter celle de l'ange (sur la formidable lullaby Thinking Of You and Such) ou au contraire de se montrer plus froide et rugueuse (sur le hanté et incantatoire We Will Have Our Days).

Un petit orcherstre à cordes à expérimenter. Ce second album confirme que c'est l'un des (trop) rares groupes de folk/bluegrass à découvrir absolument. La chaleur et la subtilité diffusées par leur musique sont des qualités à ne pas sous-estimer. Un must have absolu dans leur catégorie.

Note Finale 16,5/20

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Amazon.com, Cdwow.us

Leur premier opus Eponyme se trouve sur Cdbaby et Signature Sounds

Darkness



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